Les maladies professionnelles ou difficultés au travail, pré-lancement de Marketme le projet entrepreneurial sur lequel je travaille depuis plusieurs mois et une petite histoire philosophique de Frantz Kafka pour prendre un peu de distance sur les choses de la vie...
-Maladies professionnelles ⛑
-Pré-lancement de Marketme™️
-La poupée de Frantz Kafka 💫
Bon ben, comme à mon habitude, je m’attèle à cet article à 20h24… Faut dire aussi que j’ai eu une journée remplie (et ça risque de (re)devenir ma norme) vous allez comprendre pourquoi dans l’article du jour. Pour ma part, les journées ne se ressemblent pas mais ont quand même quelque chose en commun : la réflexion. Ce qu’il y a de bien dans la réflexion, c’est qu’elle vous prépare à l’action. Mais ce qu’il y a (aussi) de moins bien dans la réflexion, c’est qu’elle vous bloque parfois pour passer à l’action. Et c’est en partie à cause de ce second point que je vais tenter de moins réfléchir pour agir davantage. Note à moi-même mais note quand même…
Aujourd’hui, on va parler des maladies professionnelles auxquelles je me suis intéressées récemment et je vous expliquerai pourquoi. Ensuite je vous présenterai - comme je l’avais annoncé dans l’article précèdent - mon projet entrepreneurial et comment il est naît. Enfin, on terminera sur une douce comptine d’été …non sur une courte mais belle histoire de l’écrivain Frantz Kafka pour prendre de la distance sur les choses de la vie.
Avec tout ce que la vie peut mettre sur notre chemin et les nombreuses et diverses sollicitations que l’on peut avoir, je me suis questionné sur le sens dans mon travail pour tenter de faire des liens avec la direction plus globale que je donne à ma vie. Eh ben c’est pas simple d’y voir clair ! Par contre, les types de maladies professionnelles - le terme maladie me paraît un peu fort mais nous allons y revenir - m’ont permis d’y voir plus clair sur un état passager - un état dépend d’un contexte - dans lequel j’ai pu/je peux me trouver. Et vous allez voir que vous aussi ça risquerait d’éveiller certaines questions que vous auriez pu laisser en suspens…
Après quelques recherches, j’ai trouvé six “maladies” professionnelles que l’on pourrait (re)qualifier de difficultés au travail. Passons-donc à la distinction et à la définition de six difficultés professionnelles :
🙅🏻♂️ Flame-out (l'extinction) : décrit une situation où une personne connaît une défaillance soudaine et complète, souvent en termes d'énergie, de motivation ou de performance. Cela peut se produire lorsque quelqu'un s'engage trop intensément dans son travail, ne prenant pas suffisamment de pauses pour se recharger entraînant un épuisement rapide des ressources mentales et émotionnelles.
Prendre des pauses régulières pour se reposer et prioriser les tâches en fonction de leur importance / urgence. Se fixer des objectifs réalistes et savoir dire non lorsque c’est nécessaire.
🙍🏻♂️ Bore-out (l'ennui) : se produit lorsque quelqu'un devient désengagé ou démotivé au travail en raison de la monotonie ou du manque de tâches stimulantes. Cela peut se produire en effectuant constamment les mêmes tâches sans aucun défi ni variété. Par exemple, être pris dans une routine sans opportunité d'explorer de nouveaux projets ou de développer de nouvelles compétences.
Rechercher de nouveaux défis, diversifier les projets, explorer de nouveaux domaines d’intérêts ou fixer des objectifs clairs peut aider à maintenir la motivation et l'engagement.
🔋 Brown-out (la baisse de tension) : décrit une réduction temporaire de l'énergie, se produit en se setant submergé par le stress, la pression subie et peut entraîner une baisse brutale de productivité et de qualité du travail accompli. Ce qui semble d’ailleurs être proche de l’extinction ou flame-out.
Se relaxer plus régulièrement, établir des priorités claires pour les tâches à faire et communiquer ouvertement sur les attentes. Prendre (plus) régulièrement des pauses pour maintenir un niveau stable d'énergie.
🌫 Blurring (le flou) : se produit lorsque les frontières entre le travail et la vie personnelle deviennent floues entraînant confusion et stress. Travailler à des heures irrégulières, répondre aux e-mails professionnels en dehors des heures de boulot ou se sentir constamment connecté au travail.
Définir des limites claires entre pro/perso, créer un espace de travail distinct ou établir des horaires de travail régulières. S'accorder de la détente sans se laisser emporter par les exigences professionnelles en permanence.
⛓ Rust-out (la rouille) : se produit lorsqu'une personne stagne ou devient obsolète dans ses compétences ou sa motivation au travail en raison du manque de défis. Continuer à faire les mêmes types de projets sans chercher à élargir ses compétences. Ce qui fait d’ailleurs penser à l’ennui ou bore-out.
Cultiver un état d'esprit de croissance, rechercher de nouveaux défis, se former dans de nouveaux domaines, se fixer des objectifs ambitieux et sortir de sa zone de “confort”.
Et enfin, le plus connu (et le pire) de tous j’ai nommé… 🥁
🔥 Burn-out (L'épuisement professionnel) : désigne un état d'épuisement émotionnel, mental et souvent physique causé par un stress prolongé ou un surmenage ou un manque d'équilibre entre le travail et la vie personnelle. Cela peut se manifester par une fatigue constante, un manque de motivation et une baisse de l'efficacité dans le travail. Le stress prolongé devenant un stress présent en permanence se transforme donc en stress chronique entraînant une habituation à cet état pour l’individu.
Pratiquer l'auto-soin, maintenir un équilibre sain entre le travail et la vie personnelle, rechercher un soutien social et émotionnel auprès de proches ou de professionnels si nécessaire. Reconnaître les signes précoces et prendre des mesures pour y remédier comme réduire la charge de travail ou demander de l'aide afin de prévenir une détérioration supplémentaire de la santé mentale et physique.
Voici quelques indications générales pour prévenir plutôt que guérir :
L'extinction : si vous vous sentez submergé par des demandes professionnelles excessives et que vous avez du mal à maintenir votre niveau d'énergie et de motivation.
L'ennui : si vous vous trouvez dans une routine de travail monotone, sans défis ni variété, et que vous vous sentez désengagé ou démotivé.
La baisse de tension : si vous ressentez une baisse de votre efficacité ou de votre motivation au travail, souvent due à des niveaux élevés de stress ou de pression.
Le flou : si vous avez du mal à définir des limites claires entre votre travail et votre vie personnelle, ce qui entraîne une confusion ou un sentiment de surcharge mentale.
La rouille : si vous sentez que vos compétences professionnelles stagnent et que vous manquez de motivation pour vous développer ou pour chercher de nouveaux défis.
L'épuisement professionnel : si vous ressentez une fatigue émotionnelle, mentale et physique due à un stress prolongé ou à un surmenage élevé au travail.
👉 Personnellement, je dirais que sur les deux dernières années j’ai oscillé entre la 2, la 4 et la 5. Voici concrètement pourquoi :
→ La 2 car mon job de formateur-intervenant prenait parfois l’allure d’un quotidien répétitif avec de la conception pédagogique pour mes étudiants mais sans (nouveaux) facteurs pouvant me stimuler et me motiver.
→ La 4 puisqu’en tant que travailleur indépendant et en plus hyperconnecté (ordi + téléphone), la limite entre le pro et perso devient difficile à fixer. Ce qui fait que la surcharge mentale, je dirais que ça me parle pas mal.
→ Et la 5 jusqu’à récemment. Heureusement je reste alerte pour continuer à apprendre à faire de nouvelles choses et puis ça se transforme progressivement… Vous allez comprendre pourquoi avec le sujet suivant !
Et vous alors, à la lecture de ces typologies de difficultés professionnelles et à la lumière de ce que vous vivez actuellement, vous diriez que votre numéro (pas) fétiche ce serait lequel ? 😉
Je dis pré-lancement parce que j’ai vraiment un problème (ou une difficulté disons) avec le fait de se lancer. Comme si j’appréhendais quelque chose, la peur de pas être à la hauteur ou de ne pas réussir. Alors, maintenant que c’est dit, partons sur un lancement officiel !
Mais alors Marketme, c’est qui, c’est quoi et c’est comment ?
Je vous explique tout ça juste en-dessous, sous forme de petite histoire, mon histoire…👂
« Je ne suis ni graphiste, ni web-designer et encore moins spécialiste des systèmes d’information par contre, j’ai un faible pour la pédagogie et pour l’accompagnement professionnel des jeunes.
Aujourd’hui, je vous présente Marketme, un (vieux) projet étudiant que j’ai dépoussiéré, revisité et enrichi grâce à mes 5 dernières années à former et accompagner des centaines d’étudiants.
À l’époque de ce projet, encore sur les bancs de l’iaelyon en 1ère année de master entrepreneuriat, je rêvais d’aider les étudiants à trouver le bon stage avec ce slogan : trouver un stage c’est bien, trouver le bon c’est mieux !
Alors pour tâtonner un peu le terrain et démarrer par un axe, j’avais créé une page Facebook où les étudiants pouvaient m’envoyer leur CV pour relecture et moi j’essayais de leur trouver des offres adaptées.
Puis, après avoir échoué à l’obtention du statut d’étudiant-entrepreneur en 2ème année de master pour pouvoir bosser dessus - à la place du stage de fin d’études - j’ai lancé tomber l’idée en la mettant de côté.
Parfois dans la vie on est pas prêts, où bien on pense ne pas l’être parce qu’on vous dit que vous ne l’êtes pas…
Je sais pas si aujourd’hui je suis plus prêt qu’il y a 6 ans mais en tout cas, je suis plus expérimenté et déterminé pour apporter mon expérience à tous les étudiants qui en ont besoin.
Parce que oui, les études ce n’est pas simple, la recherche d’alternance encore moins et la confiance en soi des jeunes (ok j’ai que 31 ans je sais😋) est fragile.
Mais si toute l’expérience que j’ai acquise peut être profitable à ces millions d’étudiants qui démarrent l’aventure difficile de la recherche d’alternance, j’aurais bouclé ma boucle.
Bon maintenant que j’ai fait un rapide storytelling de mon histoire, c’est quoi concrètement Marketme ? (On y arrive bientôt rassurez-vous…)
En 2018 à l’époque de mes folles années étudiantes, je voulais que Marketme devienne un espace d’aide au sein des universités où des étudiants-ambassadeurs partageraient des conseils pour aider les jeunes étudiants à se professionnaliser.
Six ans plus tard, après avoir moi-même été cet étudiant-ambassadeur puis jeune professionnel à former des étudiants dans une dizaine d’écoles et au sein de plusieurs universités, ma vision n’a finalement pas beaucoup changé.
Marketme est né il y a 6 ans mais émerge seulement aujourd’hui, comme si aujourd’hui marquait l’aboutissement d’un long processus, la fin d’un chapitre et le début d’une nouvelle aventure.
Cette histoire c’est celle des expériences que j’ai vécues et des apprentissages que j’ai pu faire grâce à toutes les personnes que j’ai eu la chance de rencontrer.
Marketme c’est un peu le prolongement de moi-même, la fusion entre l’étudiant que j’ai été et le professionnel que je suis devenu en “rentrant dans la vie active” comme disent certains.
...